PostHeaderIcon Il y a de cela 20 ans...

mgr_hounnakeLe 04 août 1995, son Excellence Mgr. Victor Dovi Kokoevi HOUNNAKE, 1er évêque du diocèse d'Aného s'en était allé vers la Maison du Père Eternel. A l'occasion du 20è anniversaire de ce décès, le peuple chrétien de l'Eglise particulière d'Aného veut rendre grâce au Seigneur pour ce qu'a été la vie de ce pasteur et pour son ministère, en dépit de la brièveté de son épiscopat (moins d'un an). Notre action de grâce monte aussi vers Dieu de tendresse et de miséricorde qui a bien admis ce prélat dans la communion des bienheureux dans le Royaume de félicité, pour l'éternité.

 

Parmi ceux qui ont eu la joie et la chance de connaître un peu plus Mgr. HOUNNAKE, il y a le Père Roberto PAZZI de l'ermitage Croix Glorieuse de Vogan. Il nous raconte:

 

 

J’ai rencontré le P. Victor une première fois à Afanyan, quand il est venu célébrer sa Messe de prémices sacerdotales en sa paroisse. Mais notre amitié ne commencera que quelques mois plus tard, quand on s’est retrouvé proches dans le ministère, jeunes prêtres, lui à Aného et moi à Ajido. Ce qui m’attirait dans sa conversation, c’était la sincérité de ses réflexions, le désir qui l’animait d’aller au fond des choses, de chercher la Vérité.
Dans les problèmes d’évangélisation qui faisaient l’objet de nos échanges, sa parole directe et libre me permettait, à moi étranger, de pénétrer dans les réactions d’un fils du pays, et d’en découvrir les sentiments.
Quand il est revenu au pays, après son séjour en Europe pour les études, il m’a fait part de la souffrance qu’il a endurée au contact de personnes manquant de chaleur religieuse, mais il avait eu aussi d’autres expériences positives. Vers la fin des années 1980, je lui ai rendu visite plusieurs fois à Lomé : il était engagé dans la pastorale de la jeunesse, et pour moi, c’était le moment d’établir ma vie dans l’ermitage actuel, non loin de Vogan. Il me disait qu’il connait des jeunes désireux d’échanger avec un prêtre, mais il leur est difficile d’en trouver un de disponible pour les accueillir. C’est pourquoi il me conseillait de fixer mon domicile en un lieu où n’importe qui pourrait me trouver, sans besoin de me prévenir, à toute heure et tous les jours. L’expérience que j’en ai faite m’a montré la sagesse de sa parole.
Devenu évêque de notre diocèse, il m’a confié, un jour, sa tristesse de voir un esprit mondain en certains de ses amis qui font pression pour qu’il s’occupe de bâtir un évêché imposant, alors qu’il constate une déficience de soutien moral et spirituel en quelques uns de ses collaborateurs.
Son temps d’épiscopat a été bientôt écourté par la grave maladie qui devait le conduire à l’hospitalisation à Afanyan. Conscient de sa mort prochaine, il m’a fait appeler un jour dans sa chambre d’hôpital, pour que j’y célèbre la messe et lui répète l’Onction des malades. On lui avait déjà administré ce sacrement une fois, récemment, mais il voulait, maintenant, le recevoir à nouveau, pour sentir que l’Huile Sainte se repend silencieusement sur tous les membres de son corps souffrant, comme Jésus à Béthanie, six jours avant la Pâques, avait laissé Marie verser le parfum sur ses pieds, les essuyer avec ses cheveux, et « la maison fut remplie de l’odeur du parfum. » (Jn 12,3).

Quelques jours plus tard, il s’en était allé vers la Maison du Père Eternel. Et maintenant encore, nous lui souhaitons un très bon repos dans la paix du Christ notre Seigneur !

P. Simon-Pierre S. SILIADIN

 
Monastère St. Esprit

ADJODOGOU

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