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Introduction à la messe du jubilé d’argent

des Pères Kalénou, Kombédé et Koumako.

Vogan mercredi 30 mars 2016

 

Révérends Pères Jubilaires,

Révérend Père prédicateur (P. Tossou Raphaël)

Révérends Pères concélébrants,

Révérends Frères et Sœurs dans la Vie consacrée,

Distingués invités,

Bien chers frères et sœurs dans le Seigneur,

 

L’événement de ce jour, le Jubilé d’argent sacerdotal de trois pasteurs de notre Église-famille de Dieu éveille en moi une reconnaissance particulière, car il me donne l’occasion de rendre grâce à Dieu pour le don de la vocation sacerdotale. Chers Pères Clément, Jean-Claude et Paul, je ressens en ce moment une certaine fierté d’être là avec vous et au milieu de vous pour élever ensemble la coupe du salut en chantant et en m’unissant à tout le Corps du Christ et à votre joie légitime.

 

 

Au témoignage de mon admiration, je tiens à ajouter celui de ma reconnaissance pour ce que chacun de vous, avec son charisme, sa force de caractère et ses convictions représente pour notre famille diocésaine. En ce jour mémorable, je pense au chemin que vous avez parcouru, à vos joies et à vos épreuves, aux événements qui vous ont grandi, selon le dessein caché, mais toujours sage de Dieu. «Le joug est doux et le fardeau léger» si notre courage s’appuie sur la foi, sur la confiance que le Seigneur n’abandonnera pas ceux qui se sont livrés à lui: Dieu est plus grand que notre cœur.

Je vois en vous des hommes debout, des pasteurs généreux qui savent s’émouvoir et agir devant ceux dont la condition réclame à cor et à cri une espérance que seul le Christ peut combler en plénitude. J’ai décelé en vous, au fil du temps, comme du reste en chaque prêtre, des potentiels concrets et fiables qui vous motivent et vous portent dans votre ministère, surtout lorsqu’il s’agit d’un authentique travail d’évangélisation, capable de porter haut et loin l’espérance des hommes et des femmes de notre temps, selon le plan salvifique de Dieu.

Le concile Vatican II a beaucoup insisté sur le devoir d’interpréter « les signes des temps », c’est-à-dire de lire les appels de Dieu à travers les besoins des hommes. Vous en faites l’écho chaque fois que vous répondez, dans les limites de vos forces, aux sollicitations du Corps du Christ, en montrant le chemin aux personnes qui viennent à vous. Vous êtes des hommes riches de Dieu, et vous savez que la vraie richesse n’est pas celle qu’on possède mais celle qu’on donne, car ce que vous donnez appelle la générosité de Dieu et permet d’expérimenter qu’il y a « plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35).

Nous sommes ici en ce jour pour vous dire merci pour tout ce que vous nous avez donné, merci de nous avoir surtout donné la joie de nous sentir aimés de Dieu tels que nous sommes, avec notre histoire personnelle. Que Dieu vous couvre de son amour et qu’il vous gratifie de la grande récompense promise à ceux qui acceptent d’emprunter le dur chemin du détachement.

Chers amis Jubilaires, il y a bien des années de cela, quand se referma derrière vous, pour la première fois, le portail du Petit Séminaire, vous n’aviez aucune prétention, mais vous portiez, c’est certain, un rêve, ou mieux un désir, celui de servir le Christ en vos frères et sœurs. Puis vint le jour de votre ordination presbytérale.

Aujourd’hui, nous en sommes à célébrer votre jubilé d’argent, et je crois, en vous voyant si radieux, que vous portez toujours, mais dans des proportions plus grandes et étendues, le même désir qui est de servir le Christ en vos frères et sœurs. Prenez en soin, laissez-le vous envahir, laissez-vous consumer au feu de l’Esprit Saint. Sur la voie du sacerdoce, l’âme de votre progrès est l’Esprit Saint. Nous allons le prier pour vous. Vous le ferez aussi pour nous. Et cela, toujours en union avec la Très Sainte Vierge, si disponible à l’Esprit Saint, Marie Notre Dame du Sacerdoce.

Bien chers frères et sœurs,

Chers parents et amis,

Distingués invités,

Chers Pères Jubilaires,

 

Jamais l’Église ne pourra se résoudre à manquer de prêtres, de saints prêtres. Plus le peuple de Dieu atteint sa maturité, plus les familles chrétiennes et les laïcs chrétiens assument leur rôle dans leurs multiples engagements d’apostolat, plus ils ont besoin de prêtres qui soient pleinement prêtres.

Chers Pères Kalénou, Kombédé et Koumako, il y a vingt-cinq ans que Dieu vous a tendu la main, sans aucun mérite de votre part. Par son Fils Jésus, il vous a fait le don précieux du sacerdoce qui a changé radicalement le cours de votre vie. Et même si c’est par des chemins laborieux, difficiles et inattendus que Dieu vous a conduit, je vous demande de le bénir, car tout est grâce et tout concourt au bien et au salut de ceux que Dieu aime.

Prêtres, nous sommes appelés continuellement à nous conformer au Christ, non seulement dans les gestes du ministère, mais aussi par nos pensées, par l’attachement de notre cœur et par notre conduite. Cela suppose une véritable intimité avec le Christ. Certes, les sacrements tiennent leur efficacité du Christ et non de notre dignité. Nous sommes ses instruments, pauvres et humbles, qui n’ont pas à attribuer le mérite de la grâce transmise, mais des instruments responsables, et, par la sainteté du ministre, les âmes sont mieux disposées à coopérer à la grâce. Notre consécration et notre mission nous font un devoir particulier de tendre à la sainteté, que nous soyons séculiers ou religieux, à travers les richesses inhérentes à notre sacerdoce et les exigences de notre ministère au sein du peuple de Dieu.

Chers Pères qui êtes à l’honneur en ce jour, au-delà de vos limites humaines, des grâces vendangées, des tournants mal pris, nous célébrons avec vous en ce jour, non pas votre propre fidélité, mais la fidélité de Dieu, qui fortifie et fait fleurir la vôtre. Je voudrais, et c’est le vœu de nous tous qui sommes de cœur avec vous, que vous fassiez de ce jubilé une occasion de reprendre conscience du don à nul autre comparable que Dieu vous a fait.

Je me dois de remercier infiniment et affectueusement vos parents et amis qui sont parmi nous, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté qui ont croisé votre chemin et vous ont aidé à aller plus loin. Je remercie en votre nom tous les laïcs, ces indispensables soutiens avec qui tous les jours, vous faites l’expérience merveilleuse de la mission, du partage et de la fraternité.

Ma gratitude va à la chorale qui chante la messe du Jubilé et à toutes les personnes, ces anonymes au cœur d’or qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que ce Jubilé d’argent soit un moment convivial.

Révérends Pères Jubilaires, uni à la famille diocésaine, je vous souhaite un bon jubilé d’argent, mais le vœu le plus fort que nous formulons pour vous est de vous voir porter davantage de fruits en vieillissant et en consacrant le Pain et le Vin.

Fait à Aného, le 30 mars 2016

 

+Isaac Jogues GAGLO

Evêque d'Aného

 

 
Monastère St. Esprit

ADJODOGOU

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